dimanche 21 décembre 2014

Santa is a badboy






  Au fait, c'est aussi un genre d'uniforme, même dans sa version minimale des santa un speedos races


Le Père Noël fréquente depuis longtemps les uniformes



En bon imposteur, il suit les armées




 Il fait la guerre









A l'occasion il vend des armes:



mais surtout des cigarettes















 Le Père Noël est un mauvais garçon, et il aime ça!






Allez, ce jeune homme vintage à sept boules vous le souhaite tout de même: Merry Christmas








mardi 12 mars 2013

pompierisme et militarisme : Rigo

Cette suite d'articles aurait dû trouver place dans le prolongement de ceux consacrés par ailleurs aux peintres pompiers, mais ce courant pictural s'est orienté, dans les trente dernières année du 19è siècle vers la glorification de l'héroïsme militaire, celui de la victoire d'abord avec le prolongement des batailles napoléoniennes dans celles de l'épisode de la guerre de Crimée, puis vers la défaite avec le désastre de 1870, et la reconquête du pouvoir par les versaillais lors de la guerre civile qui s'ensuivit.

Joseph Félix Barrias Le débarquement de l'armée française à Old Port en Crimée le 14 septembre 1854 (Débarquement en Crimée des maréchaux Canrobert et Saint-Arnaud, le 14 septembre 1854. Galerie historique de Versailles)

Le 27 mars 1854, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie. C'est le début de la guerre de Crimée.  Napoléon III et le tsar Nicolas 1er  se disputent pour assurer la protection des Lieux Saints de Jérusalem, partie intégrante de l'empire turc.
Armand d’Allonville et sa brigade débarquent le 6 septembre 1854 à Varna (Bulgarie)[22]. Sous les commandements des généraux Saint-Arnaud et lord Raglan, Français et Anglais débarquent par la suite à Eupatoria, dans la presqu'île de Crimée, le 14 septembre 1854. (Larousse)





Le même épisode vu par Isidore Pils


 Le détail le plus célèbre de ce tableau paraît déjà traduire le caractère ambigu de la victoire: les peintres insisteront, peut-être malgré eux, ou parce que le sujet est plus touchant, sur le nombre des blessés. On verra cette tendance se reproduire dans la peinture héroïque de la guerre de 70.

 
 Pils Tranchée devant Sébasopol
 
 Pils Chasseurs à pied



Jules Rigo est sans doute un peintre mineur puisque Wikipédia ne lui consacre aucune notice (on aura vu en lisant l'article où apparaît le Baptème de Clovis qu'il n'en est rien). On nous dit pourtant:
On peut voir au musée du service de santé des armées du Val de Grâce un tableau de Jules Rigo (1810-1892) qui représente Gaspard-Léonard Scrive -chirurgien militaire qui répandit l'usage du chloroforme-, introduisant les premiers anesthésiques pansant les blessés pendant la bataille d'Inkermann.

 


 Rigo épisode su siège de Sébastopol


 




Récemment authentifié comme un tableau de Rigo, précédemment attribué à son maître Léon Coignet
La visite du sultan Sélim III au général Sébastiani préparant la défense de Constantinople contre la flotte anglaise





Rigo le dévouement du citoyen Rigault (évocation du massacre de 1792)
 

Adolphe Yvon (1817-1893), né en Moselle, fut l'élève de Delaroche. Après l'annexion allemande, il choisit la nationalité française. Il hésita entre la grande carrière académique,l'orientalisme et la peinture de bataille.
César 

 

 Son mural de 15 mètres Le Génie de l'Amérique fut très mal reçu par la critique


on en connaît surtout aujourd'hui l'étude du fragment droit
 étude d'homme noir

 Yvon Ney pendant la retraite de Russie


 Duvaux, le général Bosquet blessé à la courtine de Malakoff
 

Yvon, même sujet



La gorge de Malakoff


Yvon Sébastopol